100% Adrénaline

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J’aurai pu commencer cet article par la dernière tôle sur le Léman avec Jéjé, ou encore cette sortie ma foi sympa sur un nouveau lac, qui a failli par se solder par le plus joli coup de ligne de l’année, une poutre trouvée au sondeur et piquée, mais hélas décrochée. Mais tout ça me paraît un peu fade après la sortie de ce samedi !

Cela faisait plus d’un an et demi que nous voulions faire une sortie en mer, premier foirage en Bretagne où la météo nous a contraint à rester au port, puis à Pâques cette année en Méditerranée, encore trop de vent, du surf mais pas de pêche ! Et une fois encore il y a 15 jours, on est maudits. Et finalement une fenêtre météo s’annonce, descente vers le Sud, à Canet en Roussillon. Rendez-vous est pris avec Samuel, guide de pêche. L’équipage sera composé de Dominique (mon papa, c’est son cadeau d’anniversaire, Myriam et ma pomme…). Il fait bien froid ce matin, même au bord de la Grande Bleue, 7-8°C !

Nous commençons par une pêche tranquillou, histoire de prendre nos marques et de comprendre un peu comment la pêche en mer fonctionne. En fait c’est assez proche de ce que nous connaissons, sauf que pour l’instant nous ne pêchons pas de poissons mais ces bestioles :

calmar

Chacun aura la sienne, on se laisse dériver en attendant que les calmars veuillent bien s’accrocher.

calmar papa

Pêche assez fun, et tâches garanties quand le céphalopode arrive au bateau, il a une capacité à cracher son encre assez hallucinante !

calmar my

calmar greg

Il est maintenant temps de se préparer à attaquer les “gros”, les thons rouges ! Prise en main du matos, entraînement au lancer (le matériel est quand même un peu costaud…) et Samuel nous briefe :

Nous allons arriver sur les chasses et il faudra lancer en plein sur les poissons avant qu’ils ne sondent, 1 ou 2 lancers maxi… Avant ça il faut que les chasses démarrent, nous commençons donc à surveiller le ciel et les oiseaux qui seront nos indicateurs pour le coup. Leur vue leur permet de repérer les boules de sardines ou anchois qui sont rabattues par les thons. Samuel aperçoit les premiers ploufs, un peu comme si on balançait à l’eau des parpaings ! Et les oiseaux s’excitent, ça y est c’est parti ! Nous voilà plein gaz vers cette première chasse, adrénaline au maximum, bien entendu nous foirons plus ou moins ces premiers lancers et la chasse disparaît aussi rapidement qu’elle est venue, me laissant tout tremblant… Enorme, c’est le mot qui vient à l’esprit, et qu’elle privilège d’avoir pu observer ces superbes poissons juste à côté de nous. Mais bon on est pas là pour enfiler des perles, il va falloir toucher du poisson !

Pour avoir une idée, une chasse ça ressemble à ça (vidéo récupérée sur Youtube)

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=DxwKxhUTFT4[/youtube]

Les chasses de ce début de journée sont brèves, voir éclair et il est vraiment compliqué de les attaquer correctement. La première touche fini quand même par arriver, je prends une bonne claque et un début de rush, j’ai l’impression de ferrer mais le poisson se décroche. Assez normal étant donné que les décrochés sont de l’ordre de 50% mais comme c’est frustrant… Je me doute que nous n’allons pas avoir 10 touches alors il ne faut pas les rater.

Le petit manège continue, jusqu’à ce que nous trouvions LA chasse, celle qui dure plusieurs minute et où l’eau est comme en ébullition.

Nouvelle touche pour moi, le poisson revient vers le bateau et se décroche, c’est pas vrai, la crise !!! Samuel enchaîne dans la foulée une touche, le thon lui fait le même cinéma mais il reste piqué et il arrive à reprendre contact. Mymy s’y colle, ça tirrrreeeee, plus qu’elle ne pouvait l’imaginer.

combat my

Puis c’est au tour de Dominique de mener le combat, ou de se faire balader, difficile de dire qui a le dessus.

combat papa

Samuel me propose de prendre le poisson mais la chasse est encore à portée et j’essaye de déclencher une nouvelle touche (on a sa fierté quand même 🙂 ), sans succès.

Vue la durée du combat (une vingtaine de minutes), nous avons bien le temps de nous passer la canne, rushes énormes, poisson qui reste bloqué sans lâcher un mètre de tresse, exceptionnel…

combat greg

A 3 contre 1 la victoire nous revient quand même, le voilà qui monte au bateau non sans avoir tenté de sonder sous la coque, heureusement Samuel a manœuvré le bateau en conséquence !

thon

Sur le bateau c’est la joie et aussi le soulagement d’avoir ouvert le compteur, la tension retombe.

Nous montons le poisson pour le prendre rapidement en photo. Ces poissons étant très fragile, il faut faire vite et bien…

assis2

assis

Le poisson est splendide, juste une torpille 100% muscles…

assis3

L’après-midi sera plus calme, enfin façon de parler car la houle augmente pour atteindre un bon mètre mais notre guide attaque autant quand les chasses reprennent en fin d’après-midi, ce qui nous vaudra une sacré partie de saute-moutons ! Hélas je n’arriverai pas à déclencher de nouvelle touche dans ces conditions, mes coéquipiers ayant renoncé, tout occupés qu’ils sont à s’accrocher au bateau, ça c’est du sport !

Voilà, c’était vraiment une journée exceptionnelle, pour une pêche totalement addictive. Nous étions prêts à y retourner ce we mais la pêche vient de fermer et il faut une autorisation… Bref on attendra l’an prochain d’autant que j’ai bien chauffé un certain Quentin D. !

J’en profite pour donner le lien vers le site de Samuel, je n’ai pas d’action dans son entreprise mais sa prestation a été tout à fait sympathique, efficace et pro, du coup ça mérite un coup de pub !

Lien vers le site Roussillon Fishing

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