En passant par la Bosnie

On continue dans la quête des belles rivières européennes, le rédac’ chef de pêches sportives (et pas que lui d’ailleurs, mais il m’avait mis sur la piste) m’avait dit le plus grand bien de la Ribnik, lors d’une discussion à table, en Pologne l’an dernier.

(il manque la 5ème canne, son proprio doit déjà être en train de pêcher).

Comme j’ai la bougeotte et qu’il m’est difficile de ne pas voyager tous les 3 mois à la belle saison, j’ai rapidement fait part de mon projet à quelques moucheurs pour qui, je le savais, il serait difficile de refuser… j’ai même réussi à convaincre Stef de nous accompagner, et je crois qu’il ne le regrette pas. Nous serons donc 5 : Jean-Phi, Simon, Stef, Quentin et ouam.

 

Atterrissage à Split en Croatie, nous prenons possession du camion loué pour la semaine et direction la Bosnie. Les 4h de route passent vite, nous traversons des paysages très sympas et parfois inattendus (une immense plaine humide pas encore massacrée par l’agriculture).

Certains coins nous rappellent que beaucoup de gens sont morts ici il y a une vingtaine d’années, en témoignent des cimetières bien trop grand par rapport aux villages, ou des panneaux qui avertissent du danger de mort lié aux mines.

Plus on avance et plus on sent que l’on s’éloigne de la civilisation, pour finalement basculer sur la vallée de la Ribnik, grosse pression, les eaux sont elles en ordre ? La réponse est oui, ça va le faire. C’est donc bien énervés que nous prenons possession de notre sympathique chalet “les pieds dans l’eau”.

Le lendemain matin Quentin et moi sommes à pied d’oeuvre dès 6h du mat’ (tiens donc), en NAF car cela manque un peu de lumière, sans grand succès (nous ne toucherons que quelques petits poissons).

Passé le petit déj’ nous nous répartissons sur le parcours.

L’eau est d’une clarté incroyable, les fonds d’une propreté absolue, c’est vraiment magnifique et prometteur.

Mes deux premières heures ne sont pas simples, je touche quelques poissons mais ils sont très pénibles, je m’inquiète pour Stef à l’amont, ça ne fait pas longtemps qu’il a commencé la NAV et je n’ai pas envie qu’il se dégoûte dès le début !

Je remonte le cours d’eau à sa rencontre, en fait non il a super bien pêché et déjà enquillé une dizaine d’ombres dont quelques blocs, et c’est le début des hostilités qui dureront 4 jours : beaucoup de pêche (une 12aine d’heures par jour quasi non stop) des bières, des ombres, moins de truites mais quand même, de l’eau froide et un temps parfait.

La pêche était assez facile mais plaisante car ce n’était pas non plus la fête à neuneu, les gros ombres en NAV quel pied !

Les truites sont bien moins présentes que les ombres mais il y a moyen de faire pêche en passant sur les bonnes bordures, Quentin s’y emploiera.

Assez peu de pêche en sèche par rapport à ce que l’on m’avait annoncé, le créneau ne devait pas être bon, mais nous nous sommes largement rattrapés en NAV. A noter un joli coup du soir côte côte avec Stef (et un guide et ses clients qui ont fini par s’asseoir et nous regarder vu leur manque de réussite) ainsi qu’un superbe coup du matin inattendu qui m’a rapporté une dizaine de poissons entre 45 et 50 en sèche.

 

Nous avons trouvé là une superbe destination, facile d’accès, pas chère et avec une qualité de pêche excellente, le pélérinage risque de devenir fréquent… et on s’est bien marrés !!!

Un commentaire.

  1. La Ribnik , Une rivière et un accueil extra, des personnes vraiment de qualité, un pays qui a souffert et qui mérite la visite de pêcheurs éduqués. A déplorer le comportement de certains viandars qui attirent vers eux les ombres en foulant le sol de la rivière, comme des goujons quand j’étais gamin . Il n’est pas rare d’en voir une quinzaine à un ou deux mètres devant. Je me suis pris la tête avec un gars car je n’ai pas pu m’empêcher de lui raconter qu’on peu s’amuser autrement. Allez y c’est vraiment top !

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