24 heures chrono

Récit de 24 heures chrono dans je Jura.

J’arrive au bord de l’eau vers 19h30, il fait lourd, j’aperçois quelques gobages sous les frondaisons, ça s’annonce bien !

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Après une approche de sioux, me voilà à genoux à 5 m d’une superbe 50+ qui gobe “comme dans les films”, une fois c’est le bec et ensuite la queue qui sortent de l’eau, une autre fois elle sort le bec quasi à la verticale. Un spectacle réellement  magique. Hélas je suis vraiment très mal placé : plein aval, vent de face, des branches au ras de l’eau derrière moi et le poisson gobe sous des frondaisons à 20 cm de la surface de l’eau… j’y passerai 30 mn sans pouvoir présenter une seule fois correctement ma mouche, mais que c’était beau !

Je remonte un peu la rivière, dans un courant soutenu 3 truites gobent de bon cœur, elles sont assez mobiles mais bien actives, seul le placement est difficile. J’arrive à m’installer sans les déranger, je trouve le bon timing et un puis deux poissons d’environ 45 cm rejoignent mon épuisette. C’était presque trop facile, non en fait c’était trop bon !

Allez une petite photo, je n’en prendrai pas beaucoup, trop occupé à pêcher.

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Je bouge direction mon camp de base où j’installe rapidement ma tente, et je me retrouve au bord d’un spot que je connais bien maintenant. Les poissons sortent et j’en enchaînent 4 jusqu’à la nuit, comme une évidence. La plus jolie passe les 50, les deux petites font 40. C’était simplement parfait ce soir.

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Après une bonne nuit sous la tente, je commence par pêcher au leurre car il y a très peu d’activité. Je sens vite que l’étiage n’est pas franchement favorable à cette pêche même si 2 ou 3 poissons réagissent à mon leurre et qu’une truite rejoint l’épuisette. C’est l’occasion de pêcher en nymphe, par vraiment ma tasse de thé mais je suis bien capable d’en piquer une ou deux… Je ne supporte pas d’attaquer des poissons sur un fil trop fin, et le 12% me ne semble pas approprié ici, du coup le 14% me vaudra pas mal de refus, dommage.

Et à partir de ce moment c’est tout en sèche que cela va se passer, en résumé :

– des bancs de truites qui chassent les vairons et les émergentes de tricho en queue de radier, dans 15 cm d’eau. Spectacle exceptionnel que ces gros poissons dont la dorsale et la queue sortent de l’eau et qui font des écarts de 2 m pour se saisir de leurs proies. A ce petit jeu je piquerai 3 poissons en sèche à vue.

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– ce mini gobage sous les frondaisons, dont j’ai du m’approcher à moins de 10 m pour être (presque) sûr que c’était une truite… truite d’environ 50 cm qui viendra faire un passage par l’épuisette.

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– un gros orage qui me fait piquer un sprint de 500 m dans les bois pour rejoindre, trempé mais vivant, ma voiture

– et ce pré-coup du soir, où pendant 1h30 je pêche des gobages de blageon sur une bordure profonde et courante. A chaque ferrage c’est un poisson d’au moins 45 cm qui part en chandelle ou en gros rush. Seul regret cette 60++ que je tiens plusieurs minutes et qui finit par avoir raison de mon 14%.

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Ma plus belle expérience de pêche à la mouche, Splendide.

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