Retour aux sources

Ici comme à peu près partout en France, ce printemps est très très compliqué ! Après un démarrage en douceur sur le Léman, le temps maussade et frais n’a pas encouragé les brocs à bouger et radio lac n’annonçant rien d’intéressant, je n’ai pas eu trop mal au cœur à avoir le bateau immobilisé…

J’avais prévu d’investir beaucoup de sessions dur la Bienne mais hélas l’hydrologie et maintenant les mortalités en ont décidé autrement 🙁

C’est donc bien affamés que Stef et moi nous retrouvons au bord de l’Albarine dans des conditions de débit mauvaises mais bon c’est ça ou rien ! Heureusement nous sommes à la période favorable pour les éclosions et nous connaissons très bien le terrain.

Le début de journée aux leurres ne donnera rien, nous décidons rapidement de nous installer sur un plat (très très courant pour le coup vus les débits) où ça gobe, enfin ou  d’habitude ça gobe bref où ça devrait gober !

A peine attaquées les pizzas que ça commence (foutus poissons !) nous nous équipons rapidement car vues les conditions ça peut être la seule fenêtre d’activité de la journée.

Même pas peur j’ai gardé mon bdl « Bienne » en 16% et c’est avec de grosses mouches (en 10-12, jamais utilisé ça sur l’Albarine) que les poissons s’enchaînent, il faut bien dire que c’est la bonne surprise, nous ferrons les truites sur de jolis gobages, ou en pêchant les courants « en plein jus ». La taille est modeste et assez calibrée (20 à 28 cm), ça change des expériences précédentes mais ne boudons pas notre plaisir on s’amuse bien.

Du coup nous n’avons pas trop pensé à prendre de photos, même quand j’ai nagé quelques mètres dans le courant, ça aurait pu être sympa (ça a moins fait rire mon smartphone par contre) !

Au total quelques jolis ombres et quelques dizaines de truites pour cette journée qui en appelle d’autres…

 

Oui mais il faut bien gérer l’hydrologie et les incessants coups d’eau de ces derniers mois. Madame est bien motivée et nous retrouvons un créneau encore « très limite ». A peine arrivés sur le spot sur lequel nous avions débuté, les premiers gobages sont là 🙂

Rapidement opérationnels, Myriam rentre sa première truite,

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Moi aussi mais l’eau se transforme en Ricard et le manque de visibilité finit par calmer ces demoiselles, même si avant le clap de fin nous avons pu toucher 2-3 poissons.

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Direction l’amont donc pour essayer de trouver de l’eau claire, que nous trouvons mais nous ne sommes pas les seuls à y avoir pensé et il y a littéralement un pêcheur tous les 100 m, il est donc très compliqué de pêcher correctement. J’ai la chance d’être au bon endroit au bon moment, et en une demi heure je ferre 7 truites correctes sur une petite éclosion localisée. Mais la suite est moins favorable, pas moyen d’être tranquilles pour pêcher, tant pis allons voir si l’aval s’est éclairci.

« Comme par miracle » le front de Ricard s’est dissipé et l’eau est à nouveau claire, nous finissions la journée sur quelques poissons gobeurs et coquins, avec de jolis coups de ligne à la clef.

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J’avais laissé tomber l’Albarine depuis plusieurs années, à la fois parce que je la connaissais un peu par cœur et par manque de gros poissons, mais il faut bien avouer que ces retrouvailles m’ont bien fait plaisir, soulignons encore une fois l’excellent travail effectué autour de la rivière !!

Un commentaire.

  1. faut être motivé quand elle prend cette teinte ! Joli récit.

    Comme toi je n’y vais plus, la foule m’agace, mais c’est une contrepartie du travail exceptionnel de l’asso locale.

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